William Spencer
Flaudor Spencer
Jeremy Mc Flown
Je suis désolée mais c'est par expérience que je fais ça !
Merci de votre compréhension et bonne lecture !
« - Pourquoi tu te rapproches comme ça ? Demanda Marie, à la fois inquiète et envoûtée par le bel ange qui se penchait vers elle délicatement.
- Je ne sais pas, mon corps ne m'obéit plus. Murmura « bel ange », en tendant ses lèvres vers celles de la jeune fille, paralysée par un sentiment étrangement délicieux. Tu as peur ?
- Bizarrement, non.
- Moi oui. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Répondit « bel ange », un sourire au coin des lèvres, n'ayant franchement pas l'air d'avoir peur selon Marie, qui le laissa quand même faire. »
Il se pencha, de plus en plus. Marie, impatiente, fit de même, espérant ainsi que ça irait plus vite. Mais un bruit affreux la fit sursauter. Elle finit par toucher le vide et l'image de « bel ange » se brouilla et disparut pour laisser place au décor de la minable chambre dans laquelle les parents de Marie l'avaient laissé s'y être installée.
« - Un jour j'exploserai ce réveil ! Jura Marie en serrant les dents, avant de jeter les draps loin d'elle, pour ne plus se souvenir de ce rêve trop doux, et de se lever en grommelant. »
Elle s'accouda à la fenêtre, priant bêtement que le ciel veuille bien s'assombrir et donner de la neige, histoire de ne pas suivre son idiote de famille dans son habituelle promenade du dimanche en forêt. Mais le soleil resta à sa place, refusant de se cacher derrière les nuages pour le bon plaisir de la jeune fille. Celle-ci grogna, mécontente de penser qu'elle devrait sortir avec sa famille adoptive, laquelle ne la portait pas dans son c½ur. Marie le savait bien. Leurs regards froids, ou justement l'absence de regard posé sur l'adolescente, trahissaient trop facilement leur peu d'intérêt pour elle. Il n'y avait que Paul, son idiot de beau-père, et Jean, son beau-frère de douze ans, mais elle sentait comme une armée s'apprêtant chaque jour à lancer l'offensive contre elle, même si ces derniers tentèrent encore de faire des efforts pour l'accepter. Paul était le frère cadet du vrai père de Marie, disparut un jour sans rien expliquer à qui que se soit la raison de l'abandon de sa fille dans cette famille. Chaque soir Marie y repensait, cherchait une excuse valable de ce geste mais rien n'y fit, Marie ne comprenait pas et en venait toujours à la même réaction. Elle maudissait son père et interrogeait sa mère, morte à sa naissance, à savoir pourquoi elle l'avait épousé. Soupir profond. Elle pensait à son prochain anniversaire, ses dix-huit ans qui approchaient trop lentement et se dit que le temps jouait contre elle lui aussi. Elle ouvrit la fenêtre, respira l'air glacial du dehors et espéra ainsi tomber malade, qui lui parut être alors une très bonne excuse pour ne pas s'approcher de sa famille. Elle tira un profond soupir. Aucun malaise ne lui vint. Son téléphone vibra cependant, comme si quelqu'un avait entendu ses prières.
« - Jeremy...Murmura Marie en s'adoucissant peu à peu. »
Jeremy était son meilleur ami depuis son arrivée dans sa famille. Il était d'ailleurs son seul ami... Les autres n'étaient rien que des nuls, des idiots qui ne savaient pas parler d'autre chose que de sexe ou de voiture. Elle, elle parlait de liberté, d'évasion folle mais terriblement belle. Elle pensait à lui, qui l'écoutait, qui la comprenait et qui rêvait avec elle. Il était son meilleur ami, son frère, son confident, la dernière branche à laquelle elle se raccrochait pour ne pas tomber dans la fosse remplis des lions du monde, noyé sous le béton. Revenant sur terre, elle décrocha, heureuse d'entendre enfin la voix de son ami qu'elle n'avait pas réentendu depuis le début des vacances.
- Salut Jeremy ! Contente de savoir que tu sois rentré ! S'exclama Marie, soulagée de savoir que Jeremy allait peut être la sauver de sa « prison familiale ».
- Comment tu sais que je suis rentré ? Rigola la voix du garçon.
- Bah, si tu m'appelles c'est que tu es rentré, non ?
- Si, en effet. Admit-t-il. Sinon comment se sont passées tes vacances ?
- Devine... Grommela Marie.
- Ok, j'ai compris. Tu veux que je passe ?
- Oui ! S'exclama Marie, pressée de quitter cette maison qui la rendait folle et de retrouver son ami.
- Ok, je suis là dans dix minutes.
- Ah, tu prends ton scooter ?
- Oui, j'ai envide de te faire connaître les sensations ! Ricana-t-il. A tout de suite donc !
- Oui ! »
Jeremy rit une dernière fois et raccrocha. Marie se dépêcha de se préparer, assez chaudement car sur une moto le vent peut être glacial, et se précipita à la fenêtre, espérant voir apparaître très vite son ami. Son c½ur bondissait déjà. Quelle folie pourra-t-elle alors lâcher dehors, à l'air libre ! L'air libre... Libre... Marie se dit alors que son ami mettait trop de temps à arriver.
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Merci beaucoup ! ^^ Bises !
